Sur une ile déserte …

12 janvier 2018

Coup de coeur

15 commentaires

Vous connaissez la petite devinette qui consiste à demander ce que vous emporteriez sur une ile déserte … ici nous allons donc nous intéresser à vos playlists et à vos albums coup de coeur. Cette nouvelle année sera plus que jamais placée sous le signe de l’interaction et des échanges, je vous propose donc d’ouvrir cette grande édition 2018 en vous prêtant au jeu, l’occasion de partager vos coups de coeur et de faire immanquablement de belles découvertes !

La musique que vous écoutez, celle que vous aimez, elle vous ressemble et je n’ai pas trouvé d’activité plus réjouissante que celle de faire des découvertes et de les partager. Etes-vous plutôt classique, jazz, pop, musique du monde, rock, blues, chanson française … ? Quelques soient vos passions et vos albums coups de coeur, il va falloir faire des choix, c’est cruel, mais c’est tout l’intérêt de ce petit exercice car il s’agit de nous embarquer à la découverte de l’essentiel de vos univers en quatre albums.

Je me permets donc d’ouvrir le bal avec une sélection qui n’a pas été si simple à réaliser.

 

 

 

Quand le grand guitariste Wes Montgomery se produit un soir de juin 1965 avec le trio de Winton Kelly au Half Note de New-York  cela donne ce concert sur le vif, qui témoigne d’un swing époustouflant. L’enregistrement “live” est un moment authentique qui a le mérite de nous projeter dans l’acoustique délicieuse cette petite salle pour un grand moment de jazz, un album légendaire et un document historique !

 

 

 

Une voix, indispensable pour se rattacher à notre condition humaine, une voix pour l’émotion dans toute sa splendeur. Damien Guillon et son banquet livre ici une formidable version et une interprétation très vivante  du Stabat Mater de Pergolese. Enregistré à l’Abbaye aux Dames à Saintes, cet album est resplendissant . Une voix d’ange pour se rapprocher un peu plus des étoiles les soirs de grand froid ou de désespoir.

 

 

ECOUTER LE PREMIER TITRE DES 4 ALBUMS

 

 

 

Un duo piano saxophone jazz de référence et hautement émotionnel dont je n’ai jamais réussi à me lasser. Un album qui me hante par sa beauté et sa poésie. Voilà un propos sensible, sincère, la complicité entre les deux artistes est réellement touchante, un très grand moment de musique et d’improvisation. Le son du piano y est capté de façon vraiment remarquable.

 

 

 

 

 

Gershwin, c’est tout un imaginaire. Ce “Rhapsody in Blue” est d’une modernité intemporelle , une invitation pour un embarquement avec vue sur le grand large, une épopée, un grand spectacle. Cette oeuvre magistrale se vit vraiment comme un show, c’est surprenant,  cinématographique et tellement vivant !

 

 

 

Tous vos messages et playlists seront immédiatement publiés, sans sélection ni filtrage, si vous le souhaitez, vous pourrez aussi rédiger quelques lignes de commentaires. 

Vous aurez aussi la possibilité d’interagir et de publier vos messages sur Facebook , je tenterai un peu plus tard de faire une compilation . Vous pouvez aussi rajouter vos albums et titres dans la playlist participative sur QobuzA vous de jouer !

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15 Réponses à “Sur une ile déserte …”

  1. Isabelle

    – Messe pour le temps présents de Pierre Henry (merci Michel pour la mention du 8 sept)
    – Madeleine Peyroux, caresless love
    – Pure maria callas / Bellini – warner classics
    – King of Blue, Miles Davis ( album jazz de reference)

  2. Benoît

    Le 1er album est un coffret de 17 CD paru en 2007 : Marcelle Meyer “Ses enregistrements” de 1925 à 1957 chez EMI, sublime panorama charpenté, fruité, chantant… en mono au piano avec Chabrier, Debussy, Scarlatti, Bach, Couperin et bien d’autres… La plus grande pianiste française du 20° dixit A. Tharaud, en tout cas chacun des “grands” qui ont suivis se sont inspiré de son jeu. Précurseur.

    Le 2° album est un album de Jazz : “Hands” avec Pepe Habichueba et Dave Holland chez Dare2 Record (Universal) paru en 2010 – Parmi les nombreux duo de Holland, celui là est LE plus réussi, le plus envoutant, chantant, inventif … les “mains” nous caresses et en plus la qualité de prise de son est la meilleure que j’ai jamais connu en CD.

    Le 3° album est un vinyl : “In a Silent Way” de Miles Davis paru en 1969 chez Columbia, pas le plus connu mais le plus envoutant : une introspection fabuleuse, déconstruction, reconstruction du silence, on décolle totalement, c’est planant… et magnifique en analogique avec Hancock, Corea, Shorter, Holland, Zawinul (entre autres).

    Le 4° album est d’un genre “inclassable”, entre musique contemporaine et classique : “Taghit” un CD d’improvisation au Oud jouée par un certain “Alla” Totalement introuvable dorénavant, paru en 1994 chez Al Sur. Quand un artisan algérois baisse le rideau de sa boutique et se livre à sa passion du jeu musical …Il fut ainsi découvert et a accepté de se faire capter au micro. Hypnotisant, on y découvre un artiste génial totalement méconnu qui explore cet instrument comme m^me A Brahem, que je vénère pourtant ne sait pas le faire, avec joie, poésie et une infinie douceur.

    Bien sur j’aurais aimé aussi prendre quelques albums du cubain Sosa ou du sarde Fresu, du tunisien Brahem, du californien Kamasi Washington, l’intégrale des cantates de Bach du japonais Suzuki, l’intégrale Scarlatti de Ross … mais je n’ai droit qu’a 4 albums !

  3. Voilà un exercice qui s’apparente à un délicieux supplice !

    Choisir en effet quatre albums de sa discothèque relève en effet autant d’une sélection drastique voire impossible que d’une série de deuils (ceux oubliés) dont on aurait tellement envie de parler…..
    En musique classique, le quintette en ut de Schubert, œuvre stupéfiante d’abdication sereine et qui comme la Chacone modifie en trois notes notre état de conscience. A écouter impérativement allongé ou assis sur un canapé! Cette œuvre comme la D960, dernière œuvre pour piano du même compositeur, est un oxymore musical, une chute vers le haut !
    http://www.youtube.com/watch?v=aWIFhH94f0E

    En deux, les lamentations d’Emilio de Cavalieri (office du vendredi saint) . SI vous aimez les voix (fin 16 ème) dans un style monodique (pré-opératique), alors ne cherchez pas plus loin !
    http://www.youtube.com/watch?v=FZf2lwaNsMs

    En trois, une Princesse, Dianne Reeves, dans un morceau choisi presqu’au hasard, « You go to my head, accompagnée de Roy Hargrove à la trompette. Voici une descendante des divines qui ont porté au pinacle le jazz vocal féminin entre les années 40 et 60 incluses (Holiday, Vaughan, Fitzgerald, Washington, Simone,…). Une leçon de chant, de prononciation, de « bleu » intense.
    http://www.youtube.com/watch?v=Glc0khvCSI0

    En quatre, vodoo chil (Electric Ladyland) On ne sait toujours pas ce que c’est, de quelle planète cela a été envoyé, si c’est vraiment de la musique, bref notre champ de conscience est recouvert par cette lave volcanique en fusion, cinq minutes de consomption intense.
    http://www.youtube.com/watch?v=IZBlqcbpmxY

    Tout cela est très (trop) classique et cela aurait pu continuer longtemps avec Chet, par exemple….

  4. Buchsinet

    Merci beaucoup pour la découverte de ce fabuleux disque du banquet céleste. Une musique éthérée qui me procure à chaque écoute une sérénité rare. Le disque de Jaroussky dans le nisi dominus de Vivaldi avait jusqu’à maintenant ma préférence pour ce répertoire. Mais là, les sons se propagent calmement dans le lieu d’enregistrement que je partage dans mon salon d’une façon que j’ai rarement trouvé aussi réaliste. Et l’interprétation est… Divine !
    Donc, bravo à l’ingénieur du son et aux interprètes.

  5. Dominique Germe

    Un séjour sur une île déserte incite à la méditation et à l’insouciance.
    Pour la méditation : La symphonie nº 1 de Mahler ( version du concertgebouw d’Amsterdam sous la direction de Bernard Haitink disque Philips) et le Concerto en sol pour piano et orchestre de Ravel ( le deuxième mouvement en particulier) par le London Philharmonique Orchestra avec Alicia de Larrocha au piano.
    Pour l’insouciance : l’album  The very best of Julie London et l’album The Complete Lionel Hampton quartets et quintets with Oscar Peterson.
    Et pour tous, une bonne et heureuse année musicale.

  6. – Frère Animal de Florent Marchet et Arnaud Cathrine
    https://livre.fnac.com/a2182327/Arnaud-Cathrine-Frere-animal#int=NonApplicable|2182327|NonApplicable|L1

    – GOOD de Rodolphe Burger
    https://www.qobuz.com/fr-fr/album/good-rodolphe-burger/3760265620012

    – Room 29 de Jarvis Cocker
    https://www.qobuz.com/fr-fr/album/room-29-jarvis-cocker-chilly-gonzales/0002894797014

    – Le Vent de Colin Valon Trio
    https://www.qobuz.com/fr-fr/album/le-vent-colin-vallon-trio/0060253773005

  7. Guilllaume

    Difficile exercice, je participe avec plaisir d’autant que mes goûts en général ne rencontrent pas ceux des “audiophiles”. Alors voyons cela comme un partage imaginaire, d’ile déserte à ile déserte :
    – Manset : la Mort d’Orion (car il faut bien en choisir un, Matrice ou Revivre pourraient également apporter une dose du maître).
    Slowdive : Just for a day, car c’est un absolu de beauté et des souvenirs de jeunesse, mon “groupe préféré” que j’écoute rarement mais avec un plaisir délicat.
    – John Frusciante : To Record Only Water For Ten Days. J’adore ce disque, le style et le son qui lorsque je l’apporte en auditorium fait grincer des dents. Le plaisir de l’écoute est exigeant quelque fois.
    – Salve Regina Citeaux : le chant grégorien est pour moi indépassable, infredonnable, c’est une prière et une beauté à l’état pur.
    Et comme la liste s’arrête là et que je ne lis pas les notes de musique, je prendrai également les paroles de Brassens pour pouvoir me “chauffer le corps” en le chantant seul autours de mon feu de camp.
    bonne soirée et bonne année à tous !

  8. Sacré dilemme de choisir 4 albums…
    Je vais le faire autrement. Si je ne devais n’en prendre qu’un, ce serait probablement ” You must believe in spring” de de Bill Evans. Les morceaux s’enchaînent dans une subtile harmonie, avec une succession de tensions et de résolutions qui nous emportent dans des mondes imaginaires. La balade à l’état pur.
    Sinon, il y aurait certainement un album de Björk, plutôt de ses débuts, comme Vespertine. Le dialogue entre sa voix et les instruments nous emporte dans un monde. de feu et de glace, où chacun répond à l’autre, non pas en opposition en l’éteignant ou le faisant fondre, mais dans une homogénéité incroyable et élévatrice. Du tout grand art.
    J’adore le double album de Jeff Buckley, “Grace”, en Legacy Edition. Certains morceaux cout-circuite mon intellect, et s’adresse directement mes tripes. Il y a peu d’oeuvres qui me font cela.
    Je reviendrais sur le choix d’un album de classique. J’en écoute beaucoup, mais le choix est tout simplement impossible.
    A bientôt 😉

  9. Mathieu F.

    Bonjour,

    J.S. Bach: “Actus tragicus” de Cantus Cölln and Konrad Junghänel (surtout pour le 3ème morceau, des voies extraordinaire).

    Tous les matins du monde, La musique du film.

    Ayo, Live at the Olympia

    Oscar Peterson, We Get Request

  10. Bonjour, les 2 premiers c’est facile, après ça devient difficile, donc ce serait :

    Raphael Chambouvet CHK Slow Motion (https://www.qobuz.com/fr-fr/album/slow-motion-chk/0884385846084)

    Daniel Mille : Entre Chiens et Loups . (https://www.qobuz.com/fr-fr/album/entre-chiens-et-loups-daniel-mille/0004400135352)

    David Fray : Bach – Concertos pour piano (https://www.qobuz.com/fr-fr/album/bach-concertos-pour-piano-david-fray-the-deutsche-kammerphilharmonii-bremen/5099921306457)

    Christina Pluhar : Orféo Chaman (https://www.qobuz.com/fr-fr/album/pluhar-orfeo-chaman-christina-pluhar/0190295969622)

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