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Cette semaine, un beau coup de coeur afro jazz pour une légende musicale qui porte avec vitalité et engagement la diversité d’un jazz pluriel : le trompettiste, cornettiste et chanteur sud-africain Hugh Masekela.

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Le jazz est une éponge voyageuse qui absorbe le paysage local et en s’enrichit au passage de multiples sonorités et traditions musicales. Hugh Masekela possède en effet une expérience musicale d’une extraordinaire diversité, ses racines musicales africaines se sont enrichies de jazz, pop ou R & B . Militant de la première heure de la lutte anti-apartheid, il est contraint de s’exiler aux Etats-Unis en 1961 suite aux graves émeutes raciales. Hugh Masekela est un homme engagé, il a été l’un des porte-voix pour la libération de Mandela.

 Pour s’immerger dans le monde de Masekela, il faut prendre le temps d’écouter ce long “stimela”,  qui raconte la vie des ouvriers dans les mines sud-africaines.

Son exil américain et son immersion dans la culture hippie lui fera d’abord rencontrer des artistes comme David Crosby, Janis Joplin ou Ravi Shankar. A partir des années 70, il se produira aux coté de musiciens aussi prestigieux que divers comme Dizzy Gillespie, Harry Belafonte, Marvin Gaye, Paul Simon, Stevie Wonder et plus tard avec Miriam Makeba qui deviendra sa femme. Dans les années 80, Hugh Masekela se produit dans de nombreux pays d’Afrique australe, puis rentre dans son Afrique du Sud natale en 1990. Ses multiples rencontres ont alimenté une discographie métissée et variée, mais un album exceptionnel sort incontestablement du lot : « Hope »  qui témoigne de l’exceptionnelle vitalité de l’artiste, un propos musical immédiatement communicatif et un univers mélodique particulièrement attachant.

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“Hope”  est une source inépuisable d’énergie pour le peu que l’on soit sensible aux sonorités africaines. La prise de son est absolument remarquable. Hope est un album envoutant. Je me souviens encore de ma toute première écoute de cet album sur des enceintes à très haut rendement (kit aria système) : les notes de trompette flottaient dans l’air avec une présence inouïe et la dynamique était juste époustouflante. Mais la réécoute de cet album avec une paire d’Atohm GT1 alimentée par le très sérieux et solide Micromega AS 400 a largement suffit à mon bonheur pour quelques soirées d’été. Un album qui devrait mettre en valeur les qualités dynamiques de votre système (du moins je vous le souhaite), les attaques de notes sont frontales, puissantes mais toujours très claires. Puis la scène sonore de déplie pour mettre en perspective les instruments dans l’espace notamment les cuivres. La montée en puissance (dans le titre Stimela) est très contrôlée et peut s’écouter même à volume élevé. Enfin l’album offre un palette sonore très large, j’ai particulièrement apprécié le traitement des percussions, parfaitement détachées et détourées qui donnent à l’ensemble un très beau relief. Un seul regret, cet album est enregistré en public et je trouve franchement que la réaction du public américain (visiblement un peu nombreux ce soir là) n’est pas à la hauteur de la prestation musicale. Mais j’ai déniché un enregistrement vidéo remarquablement réalisé par la télévision suisse italienne au festival de jazz de Lugano (avec un vrai public) et dont voici un extrait.

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« Hope »  (Indie BLU music) enregistré au  Live Blues Alley, Washington
du 30 juillet au 1er aout 1993 – existe en CD ou Vinyle.

Album disponible chez Fnacpriceminister, Amazon
En version dématérialisée chez Qobuz, Spotify ou Itunes  

Vidéo de l’Intégralité du concert au festival de Lugano (Suisse – 2009)

Site officiel de Hugh Masekela

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