MUNICH ENTREE

Quand on arrive au salon de Munich, il faut lutter contre le syndrome “magasin de jouets”, imaginez donc nos chères têtes blondes dans une immense boutique de jouets, pensez vous donc qu’ils envisagent une visite rayon a près rayon, non : ils courent dans tous les sens, ici l’envie dévorante de tout voir tout de suite guette le visiteur passionné avec cette angoisse de manquer quelque chose. Après une grande respiration, j’ai donc fait un premier repérage relativement scrupuleux, l’occasion bien entendu de saluer de nombreuses connaissances. Voici donc un premier aperçu d’une sélection de quelques nouveautés tricolores mais aussi déjà quelques agacements …

Micromega complète sa gamme « My » avec un amplificateur présenté ici à Munich : le MyAmp, annoncé comme le plus petit du monde selon le constructeur et toujours assemblé en France, de la taille du MyDac, l’ampli gagne en épaisseur j’y reviendrai plus longuement dans les tous prochains jours.

IMG_0007Micromega MyAmp

Du coté de chez Naim, on  fait une démonstration de muscles avec une bête de course de 750 W : le Statement, une sorte de machine composée d’un préampli ( NAC S1) entourée par deux bloc de puissance (NAP S1) , une prouesse technologique et une vitrine (il vous faudra débourser 200.000 $, et j’ai bien recompté les 0). Une démonstration de Watts qui n’est franchement pas ma tasse de thé. A l’autre bout de la gamme le MUSO, un appareil multimédia autonome (800 €). Focal propose un nouveau casque, une petite sœur à la belle gamme aria, une petite bibliothèque ( Aria 905, à 349€) et une enceintes deux voies ( SR 900) pour compléter un éventuel système home cinéma 5.1.

Statement_Wide_Low_On whiteNaim Statement

Atoll, présente en avant première le SDA 100 et le SDA 200, le premier amplificateur de la gamme équipé d’un streamer et doté d’une multitude d’entrées permettant un usage multiple, un produit qui devrait être commercialisé avant l’été à partir de de 2300 €.

Puis, j’ai fait la rencontre avec une toute nouvelle marque Ppfff qui a l’audace et le courage de proposer à un amplificateur à tubes et une paire d’enceintes, les fabricants qui proposent des électroniques et des enceintes acoustiques ne sont pas si nombreux. La démarche ne prétend pas mettre en avant une innovation quelconque mais l’histoire de ces trois associés (qui à eux trois revendiquent plus de 100 ans d’expérience) repose sur une somme de compétences complémentaires. L’effort manifeste de faire un choix de composants de qualité, refuser à sous traiter une partie de la fabrication et repenser l’architecture de construction pour gagner en simplicité et en naturel. Des produits faits à la main, de l’artisanat d’art. Ce projet repose aussi sur la complicité des câbles absolue création qui a aussi équipé le câblage interne des enceintes.


gamme_prod_01
ampli ppfff i88 

Le propos est de se positionner très clairement sur une gamme très haut de gamme, il faudra disposer de 10.000 euros pour s’offrir l’amplificateur et une somme équivalente pour la paire d’enceinte. Malgré des conditions d’écoutes peu flatteuses (voir mon coup de gueule plus bas) j’ai pu, lors d’une première écoute, apprécié de grand naturel de ce système, Ella Fitzgerald et son compagnon du moment le grand Duke (Ellington) ont fait swinguer de bien belle manière ce « Moon Light in Vermont », dont décidément je ne me lasserai jamais. Pour le reste, il faut souhaiter bon vent à cette entreprise courageuse et singulière dont la démarche d’une recherche  d’authenticité est à saluer.

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Made in China « français »

J’ai été fort amusé de voir YBA (dont la totalité des produits sont désormais entièrement fabriqués en Chine) arborer fièrement des drapeaux tricolores partout sur le stand. A croire que la capitale française a récemment été délocalisée à Shenzhen (haut lieu chinois de la production de masse de hifi). Pour rétablir un minimum de transparence, ce stand mériterait bien quelques belles décorations chinoises.

Les conditions d’ écoute à Munich sont toujours aussi déplorables, si les revendeurs se basent sur cette seule écoute pour décider de distribuer ou non tel ou tel matériel, les consommateurs ont grand soucis  à se faire, les bruits des stands voisins , quand il ne s’agit pas de l’orchestre mobile de Bavière (dont la puissance de feu « décibelique » serait bien inspirée de se limiter à l’accueil des participants à l’extérieur) sont autant de parasites nuisibles quand il ne s’agit pas des responsables du stand que l’on voudrait parfois en tant que simple auditeur à rappeler poliment à l’ordre, un comble. A se demander sI ces “professionnels bruyants” s’intéressent un tant soit peu à la musique ?

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Sur mon Facebook, : le salon de Munich en images, une sélection de produits les plus fous, les plus beaux, les plus originaux … Juste pour le plaisir des yeux …

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