Micromega : La fabrique du futur

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La société Micromega n’est pas directement visible depuis la rue de cette zone industrielle de la région parisienne, il faut entrer dans la société SICOM, une entreprise d’électricité industrielle, pour aller à la rencontre de l’équipe de Micromega.

Lorsque l’on pénètre dans le grand bureau de Didier Hamdi (le patron de la SICOM), on découvre immédiatement sa passion pour la musique : 35 guitares jazz Gibson sont accrochées au mur, de gigantesques enceintes pavillons « avant garde » et quelques milliers de vinyles. Je remarque aussi une platine Micromega épure, une platine disque culte de la marque. Une moto ancienne nous rappelle aussi que l’homme est aussi un ancien champion de moto.

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Rencontre avec un entrepreneur militant, qui un jour de 2007 a racheté Micromega.

Aujourd’hui Micromega se distingue notamment par le succès du MyDac, qu’est ce qui vous a conduit à concevoir un tel produit ?

Lorsque j’ai racheté Micromega, j’ai évidemment beaucoup étudier les produits de la concurrence et j’ai toujours pensé qu’il fallait marquer notre différence et innover avec des produits qualitatifs et accessibles par tout le monde bien au delà de la clientèle haute fidélité Haut de gamme. Par ailleurs, j’avais vraiment envie de sortir des sentiers battus de la HIFI traditionnelle et casser les codes classiques symbolisés par des énormes amplis avec des gros boutons.

Au départ nous sommes donc partis d’une feuille blanche en reposant les questions de la création d’un produit à partir des contraintes et non plus de la seule technologie. J’ai donc demandé à Daniel Schar (ingénieur génial et passionné de micromega) et à son équipe de réfléchir à la conception d’un produit sur la base d’un cahier des charges à la fois simple et compliqué : concevoir et fabriquer en France un produit très qualitatif et très abordable. Pour concevoir un convertisseur pour moins de 300 €, très rapidement nous avons décidé de faire des économies que ce qui coute très cher dans une électronique : le châssis ! Une boite en alu peut représenter jusqu’à 50 % du prix de votre appareil. La carte représente  90% du coût de fabrication d’un MyDac (et de tous les appareils de la gamme « My »). Nous avons vendu 12000 MyDac en une année, car il répond aux nouveaux besoins de la musique dématérialisée, de façon très simple et pour un prix très abordable. Pour l’aspect qualitatif, les éloges qu’il a reçus dans le monde entier sont unanimes et les consommateurs ne s’y sont pas trompés.

09-42-40-99-1-1 La gamme My

La gamme « My » se développe, quels sont les prochains produits attendus et qu’en est-il des autres produits de la marque ?

Après l’ampli casque MyZik, nous venons de sortir le MyGroov, un préampli phono qui lui aussi répond au besoin d’un nombre croissant de clients de retrouver ou découvrir le plaisir du vinyle. Début 2014, nous allons sortir le MyAmp, (2x35W en classe AB) le plus petit ampli du monde à 475 € et les MyCables, une gamme de câbles (avec une connexion coaxiale, USB et numérique) avec là aussi des tarifs très compétitifs (de 40 à 65 € la paire). Puis viendra le MyStream, un convertisseur sans fil (24/96) et le MyDisc. Je ne vous cache que nous réfléchissons aussi à l’opportunité de proposer un jour les MySpeakers qui pourraient ainsi proposer un système « My » complet.

CAM00018 Premier prototype de MyCable

Pour le reste, la gamme traditionnelle « IN », les cahiers des charges sont pratiquement terminés avec quelques belles surprises : des produits qui vont surprendre tant par leur technologie que par  leur esthétique, toujours à des tarifs les plus abordables possibles. La gamme des streamers « Airdream » devrait aussi évoluer avec une technologie embarquée  nouvelle et plus avancée.

ia400bAmpli micromega IA-400

Quel regard portez-vous sur le marché de la HIFI en général et ses acteurs ?

Je trouve que le « petit monde la hifi » marche parfois sur la tête. On peut quand même s’interroger sur la réelle valeur ajoutée de certains produits vendus plusieurs milliers d’euros. Je constate que trop de produits très chers sont vendus essentiellement sur leur « look » et ne contiennent en réalité une technologie qui n’a rien d’innovante ou de révolutionnaire. En ce qui nous concerne, nous allons continuer à nous battre pour proposer des produits d’un rapport qualité prix absolument imbattable, je suis par ailleurs convaincu que ce choix du « Made in France » est aussi porteur de sens pour les consommateurs. Aujourd’hui Micromega est une entreprise rentable et ma plus belle satisfaction est de découvrir à quel point nos clients et nos revendeurs sont enthousiastes. Le succès incontestable du MyDac a ouvert la voie vers une autre façon de «consommer» la musique chez soi  et nous entendons bien accompagner ce profond changement dans le long terme.

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Quelques photos de ma visite chez Micromega sont disponibles sur : Facebook Pinterest  , TumblR